Pourquoi un cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée ?
La crise économique et financière a en partie pour origine l'existence de déséquilibres mondiaux. Certains pays accumulent de larges excédents parce que leur stratégie
économique est tournée vers l'exportation, au détriment parfois de leur croissance interne. D'autres pays financent à l'inverse leur croissance interne par un fort
endettement extérieur.
Le creusement de ces déséquilibres pèse sur la croissance mondiale en la faisant reposer sur des bases fragiles et instables.
Le G20 a décidé lors du Sommet de Pittsburgh en septembre 2009 de renforcer la coordination des politiques économiques pour réduire ces déséquilibres et favoriser la
croissance mondiale à travers un cadre pour une croissance forte équilibrée et durable.
Comment ça marche?
Le « cadre pour la croissance » est un processus d'évaluation mutuelle des politiques économiques des membres du G20 permettant d'identifier, avec l'appui
technique du FMI, les sources de déséquilibres macroéconomiques qui pénalisent la croissance mondiale.
Ce processus doit conduire le G20 à recommander des choix de politiques économiques nationales à ses membres afin d'atteindre :
- une croissance « forte », ce qui implique que chaque pays du G20 se donne les moyens de converger vers son taux de croissance potentielle, et même de le relever, notamment grâce à la mise en œuvre de réformes structurelles adaptées.
- une croissance « durable », c'est-à-dire compatible avec la soutenabilité des finances publiques, la stabilité des prix et celle du système financier, et des systèmes sociaux et un environnement de qualité.
- une croissance « équilibrée », qui s'étend à tous les pays du G20 ainsi qu'à toutes les régions du monde, et qui ne génère pas de déséquilibres internes ou externes.
Quelles perspectives pour 2011 ?
Lors du Sommet de Séoul, chaque pays du G20 a accepté de mettre en œuvre les mesures adaptées à ses circonstances nationales permettant de réduire les déséquilibres
macroéconomiques et conforter la croissance mondiale.
La France entend poursuivre cet exercice en 2011 et notamment assurer un suivi des engagements pris à Séoul. Ces derniers seront par ailleurs révisés et adaptés courant
2011, sur la base des premiers résultats observés.




































































