Pourquoi un agenda développement au G20 ?
- Alors que les niveaux de pauvreté globaux se sont considérablement réduits ces deux dernières décennies, les besoins non couverts dans les pays en développement sont encore colossaux.
- Les pays en développement font face à des inégalités croissantes et à des risques sociaux graves : seuls 20 % de la population mondiale bénéficient d'une couverture sociale globale. Le total des dépenses publiques de sécurité sociale se limite à 4,1 % du PIB dans les pays à faible revenu contre 19,4 % dans les pays à haut revenu (21 % en France).
- Le G20, premier forum de coordination des politiques économiques globales, se doit de lutter pour la croissance des pays en développement et contre la pauvreté. En agissant ainsi, le G20 travaille à la prospérité commune car les pays en développement peuvent constituer de nouveaux pôles de croissance.
- Les pays émergents sont devenus des acteurs incontournables de la gouvernance économique mondiale et du développement. Il revient au G20 d'améliorer la gouvernance économique mondiale et de faire évoluer les institutions qui en sont chargées. Ainsi la Chine, 2e économie mondiale, devrait devenir le 3e actionnaire de la Banque mondiale et l'un des principaux bailleurs multilatéraux pour le développement. Plus généralement, l'essor de la coopération Sud-Sud fait que l'aide au développement n'est plus le monopole des pays avancés.
- Il est donc fondamental que le G20 amène autour d'une même table pays émergents et pays avancés, pour coordonner les politiques de développement. C'est la décision prise à Séoul : 9 domaines d'action pour le développement ont été réunis dans un Plan pluriannuel du G20.
LES 4 PRIORITÉS DE LA PRÉSIDENCE FRANÇAISE DU G20
1. Renforcer les infrastructures dans les pays en développement
En Afrique subsaharienne, l'insuffisance des infrastructures réduit la croissance de plus de 2 points par an. D'après la Banque mondiale, l'investissement dans les infrastructures dans cette région couvre moins de la moitié de ses besoins annuels (45 des 93 Mds USD).
En réponse, le G20 demandera à un Panel de haut niveau, qui réunira des responsables, publics comme privés, internationalement reconnus pour leur expertise, d'identifier des projets d'infrastructures et les moyens de les financer en associant le secteur privé au secteur public. Le G20 demandera également aux principales banques régionales et multilatérales du développement de coordonner leurs actions sur un certain nombre de projets d'infrastructures.
2. Assurer la sécurité alimentaire
Pour nourrir, en 2050, une population mondiale estimée à 9 milliards d'habitants, la production agricole mondiale devrait croître de 70 % et les investissements dans les pays en développement de 83 Mds par an. D'après la FAO, les hausses des prix des matières premières qui ont conduit aux émeutes de la faim en 2008 dans les pays en développement pourraient se répéter dès 2011.
La présidence française du G20 proposera donc des mesures pour stimuler l'offre de production agricole et promouvoir les investissements agricoles responsables. En outre, la gouvernance et la cohérence des politiques dans le domaine des produits agricoles seront améliorées pour mieux prévenir et gérer les crises. Enfin, pour lutter contrer les conséquences néfastes de la volatilité des prix des produits agricoles, la présidence française engagera les principales organisations internationales à mener un travail conjoint pour développer des outils de couverture du risque.
3. Étendre la protection sociale
La vulnérabilité est l'un des obstacles majeurs au développement économique et humain. La protection sociale a aussi un rôle très important à jouer dans les pays en développement.
La présidence française demandera aux organisations internationales de lister les meilleures pratiques en matière de protection sociale afin de favoriser leur extension et leur réplication.
4. Mobiliser toutes les ressources pour le développement
Le développement doit pouvoir s'appuyer sur des sources de financement internes ; le G20 mobilisera les organisations internationales en faveur de la lutte contre l'évasion fiscale.
Des financements innovants peuvent et doivent aussi être mobilisés. La présidence française du G20 engagera des travaux en concertation avec le secteur privé et la société civile sur les moyens d'élargir les mécanismes de financement déjà existants à d'autres sources.
Rapport du groupe de travail chargé du développement
Annexes (en anglais)
- Human Resources Development
- Trade
- Private Investment and Job Creation
- Food Security
- Growth with Resilience - Social Protection
- Growth with Resilience - Remittances
- Financial Inclusion
- Domestic Resource Mobilisation
- Knowledge Sharing




































































