À Pittsburgh, le G20 a affirmé son engagement sur l'emploi, la protection sociale et le renforcement de la dimension sociale de la mondialisation. Une première réunion des ministres du Travail et de l'Emploi du G20 s'est tenue en avril 2010.
Sur cette base, la présidence française du G20 s'est fixé 4 objectifs prioritaires :
1. Favoriser l'emploi des jeunes et des plus vulnérables
Il s'agit de :
- Définir des objectifs prioritaires communs tout en tenant compte de la diversité des situations des pays du G20
- Donner toute leur place aux politiques d'emploi dans la correction des déséquilibres mondiaux dans l'esprit du Pacte Mondial pour l'emploi de l'OIT.
2. Maintenir ou développer des mécanismes de protection sociale
La présidence française veut promouvoir un « Socle de protection sociale » au niveau international qui vise à :
- Garantir un accès pour tous les citoyens à des services sociaux essentiels tels que l'éducation et la formation professionnelle ou encore la santé, les services de l'emploi.
- Assurer aux citoyens des transferts sociaux de base pour leur fournir des moyens de subsistance et de financement de l'accès aux services essentiels.
Le Socle inclut des transferts sociaux en faveur des enfants, des personnes actives ne disposant pas de revenus minimums et des personnes âgées ou handicapées.
3. Parvenir à un meilleur respect des droits sociaux et du travail
En pratique, il s'agit de :
- Promouvoir le travail décent qui intègre notamment le respect effectif des Principes et droits fondamentaux au travail ainsi que des législations du travail et sociales nationales.
- Confirmer et respecter l'engagement des pays du G20 à ce que « la violation des Principes et droits fondamentaux ne saurait être invoquée, ni utilisée en tant qu'avantage comparatif légitime et que les normes du travail ne sauraient servir à des fins commerciales protectionnistes » (Déclaration sur la justice sociale adoptée à l'OIT en juin 2008).
4. Favoriser une meilleure coordination entre les différentes organisations internationales
Il convient de garantir que chaque organisation internationale intègre bien l'ensemble des valeurs et des objectifs que se fixe la communauté internationale. En pratique, la présidence française explorera les moyens de s'assurer que la dimension sociale de la mondialisation est bien prise en compte par l'ensemble des organisations internationales à caractère économique (OMC, FMI, Banque mondiale...).
La présidence française organisera en mai à Paris une conférence de haut niveau avec les chefs des grandes agences internationales (FMI, BIT, Banque mondiale, OMC, OCDE, PNUD), les ministres du G20 et les partenaires sociaux, afin de promouvoir la dimension sociale de la mondialisation et la cohérence de la gouvernance économique mondiale.
Pour ce faire, les ministres du Travail et de l'Emploi se réuniront fin septembre. Ils s'appuieront sur les experts de haut niveau du G20 dans le domaine de l'emploi et sur des travaux des organisations internationales (en particulier le BIT, mais aussi l'OCDE, le FMI et la Banque mondiale) et travailleront en concertation avec les partenaires sociaux.
|



































































